Aller au contenu
L'Âme dans les Mains L'Âme dans les Mains Écouter • Guider • Accompagner
Contact
Journal

Le corps

Les enfants, les adolescents, et ce qu’on ne leur fait pas

5 min de lecture

Un enfant ne prend jamais rendez-vous lui-même. C'est ce seul fait qui commande toutes les précautions qui suivent.

Deux pratiques ne leur sont jamais proposées

Ni voyance, ni médiumnité, à aucun âge mineur. Lire l'avenir d'un enfant à la demande d'un parent, c'est décider de sa vie à sa place, et lui remettre une histoire qu'il n'a pas choisie et dont il aura du mal à sortir.

Ce refus ne se discute pas et ne dépend pas de l'insistance du parent. Il figure dans les conditions générales, ce qui le rend opposable plutôt que négociable.

Le cadre pour le reste

L'autorisation d'un parent est obligatoire, sa présence est demandée. Elle n'est pas une formalité : un enfant se détend d'abord parce que son parent est tranquille.

L'enfant n'a rien à raconter s'il n'en a pas envie. On lui explique ce qui va se passer avec ses mots, on lui demande son accord à lui aussi, pas seulement à son parent, et l'on s'arrête dès qu'il le souhaite. Une séance dure trente minutes avant douze ans, parce que c'est à peu près le temps pendant lequel un enfant est vraiment là.

Ce que cela ne remplace pas

Ni un suivi scolaire, ni un psychologue, ni un médecin, ni un orthophoniste. Un enfant qui ne dort pas, qui ne mange plus, qui décroche ou qui se fait mal a besoin d'un professionnel de santé, et cela ne se négocie pas davantage.

Un accompagnement de mieux-être peut venir à côté. Jamais à la place, et jamais pour retarder un rendez-vous qui devrait être pris.

Ce texte décrit une pratique ; il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas un avis médical. Un symptôme qui dure, une douleur qui s’installe, une détresse qui pèse : le premier rendez-vous est chez un médecin.

À lire ensuite