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Choisir un praticien : six signes pour partir

6 min de lecture

Il n'existe ni diplôme d'État, ni ordre professionnel, ni annuaire officiel. À défaut de titre, voici ce qui se vérifie, et c'est plus fiable.

Les quatre signes qui doivent vous faire partir tout de suite

On vous annonce un malheur et, dans la même conversation, ce qui l'évitera. On vous parle d'un sort à lever contre paiement. On vous demande de revenir vite, ou beaucoup. On vous décourage de voir un médecin, ou l'on vous suggère d'alléger un traitement.

Ces quatre situations portent un nom dans le code pénal : l'abus de faiblesse (art. 223-15-2), qui vise précisément la mise en sujétion d'une personne fragile. Vous n'avez rien à discuter, rien à justifier. Vous partez, et vous ne payez pas.

Deux signes plus discrets, mais tout aussi parlants

Le cinquième : aucun prix affiché avant la séance, ou un prix qui change en fonction de ce qui a été « vu ». Un tarif qui dépend de votre détresse n'est pas un tarif.

Le sixième : aucune limite énoncée. Un praticien qui ne vous dit jamais ce qu'il ne fait pas est un praticien qui, le jour où vous décrirez un vrai symptôme, ne saura pas vous envoyer ailleurs.

Ce qui, à l’inverse, est bon signe

Des tarifs écrits. Des durées annoncées. Une phrase du genre « cela ne remplace pas un médecin », dite spontanément et pas arrachée. Un rythme raisonnable proposé plutôt qu'un forfait. Et la possibilité d'arrêter en cours de séance sans avoir à s'expliquer.

Aucun de ces éléments ne prouve que la pratique « fonctionne ». Tous prouvent qu'on ne profitera pas de vous, ce qui est la seule chose qu'on puisse réellement vous garantir.

Ce texte décrit une pratique ; il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas un avis médical. Un symptôme qui dure, une douleur qui s’installe, une détresse qui pèse : le premier rendez-vous est chez un médecin.

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