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Ce qu’on se demande avant d’écrire

Questions fréquentes

Les questions qu’on se pose vraiment avant d’écrire à quelqu’un dont on ne connaît pas le métier. Quand la réponse est non, elle commence par non.

Ce qui vous retient

Faut-il y croire pour que cela fonctionne ?

Non. Vous n'avez rien à croire, rien à défendre et rien à prouver. Le doute est le bienvenu, il est même plutôt bon signe : il veut dire que vous gardez la main.

Beaucoup de gens arrivent sceptiques et le disent en s'excusant presque. Il n'y a pas à s'excuser. Vous venez voir, et voir est une raison suffisante.

Et si vous voyiez en moi quelque chose que je ne veux pas savoir ?

Il n'y a rien à redouter : ce n'est pas un examen, et vous n'êtes pas transparent. Rien ne se lit en vous sans que vous l'ouvriez.

Et rien de ce qui se dit n'est jeté à la figure. Ce qui doit être dit est dit avec ménagement, au moment où vous pouvez l'entendre, et ce qui ne servirait qu'à faire peur ne se dit pas.

Vous repartez toujours avec quelque chose à faire de ce que vous avez entendu. Jamais avec une sentence.

Et si je pleure ?

Alors vous pleurez, et c'est très bien. Il y a des mouchoirs, du temps, et personne pour vous demander de vous reprendre.

Pleurer n'est pas un débordement à contenir : c'est souvent la première chose qui se détend. Beaucoup en ressortent en riant, un peu surpris, et c'est très bien aussi.

Vais-je être jugé pour ce que je vais dire ?

Non. Il n'y a rien, dans ce que vous pourriez raconter, qui n'ait déjà été entendu, et rien qui mérite un regard de travers.

Vous fixez vous-même ce que vous dites et ce que vous gardez. Une séance ne se paie pas en confidences, et le silence sur un sujet n'empêche pas le travail.

Votre question n’y est pas ?

Écrivez-la en deux lignes. Vous n’avez pas besoin de savoir quel accompagnement choisir, ni comment cela s’appelle.